Le ministre de l’intérieur entend « mettre de l’ordre » lors des interventions des équipes d’interventions de la police et de la gendarmerie
Lors des récents attentats en France qui se sont déroulés en Janvier 2015 et Novembre 2015, les forces de l’ordre ont été sévèrement critiqués quant à leurs différentes interventions. Ce fut le cas lors de l’attaque du stade de France et du Bataclan, une équipe du GIGN avait quitté sa caserne afin de prendre position dans la caserne des Célestins afin de pouvoir appuyer la BRI et le RAID qui étaient sur les lieux de Bataclan. Finalement les autorités n’ont pas donné l’ordre au GIGN de se rendre sur place pour soutenir les collègues.
La reconstitution en images de l’assaut à Saint-Denis
Quelques jours plus tard ce fut au tour du RAID d’attaquer l’appartement à Saint Denis dans lequel s’était réfugié le terroriste Abdelhamid Abaaoud. Cette opération offrit un flot continu de critique venant de la presse mais aussi des autres équipes d’interventions. Une nouvelle fois nous avions pu assister à la classique gue-guerre police/gendarmerie ce qui ulcéra fortement Bernard Cazeneuve pour qui une telle situation dans événement aussi exceptionnel ne pouvait avoir lieu.

Cohésion et esprit d’équipe
Pour Bernard Cazeneuve, : « L’heure n’est pas à la concurrence des forces, mais a l’unité ». Pour le ministre de l’intérieur qui avait montré un certain agacement de cette situation devant les médias : « Face à des ennemis déterminés à nous frapper en provoquant le plus de dommages possibles, sans volonté de négocier et dont la propre mort fait partie de la philosophie, de la stratégie, nous avons besoin de forces performantes (…) qui travaillent les unes avec les autres et qui poursuivent les mêmes objectifs » Le message a le mérite d’être claire et précis.
Dans l’esprit de ce nouveau système d’intervention, en cas d’attentat de masse ce seront les premiers officiers sur place qui pourront intervenir, à savoir la BAC et le PSIG. Ces unités ont par ailleurs reçues récemment de nouveaux équipements d’interventions.
Par la suite, en suivant le plan du ministre Cazeneuve : « En cas de tuerie de masse, c’est durant les premières minutes que les terroristes font le plus grand nombre de victimes. Nous devons donc réagir le plus rapidement possible, comme nous devons constamment anticiper l’éventualité d’une telle attaque […] en cas d’attentat, il est impératif que les antennes du GIGN et du RAID puissent intervenir sans délais là où elles sont présentes, sans être entravées par des procédures complexes »







